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le zodiaque

Trois atlas pour dessiner le ciel

Entre 1660 et 1801, un maître d’école de Hoorn, un brasseur astronome de Gdańsk et le directeur de l’observatoire de Berlin ont gravé le ciel. Leurs planches illustrent nos signes.

Cellarius, le ciel comme démonstration

Andreas Cellarius naît vers 1596 à Neuhausen, près de Worms, enseigne à Amsterdam puis dirige l’école latine de Hoorn à partir de 1637, jusqu’à sa mort en 1665. Sa Harmonia Macrocosmica paraît chez Johannes Janssonius, à Amsterdam, en 1660, puis en seconde édition en 1661.

Ses 29 planches ne servent pas à trouver une étoile : elles comparent des idées. Le système de Ptolémée, celui de Copernic, celui de Tycho Brahe s’y affrontent en grandes roues dorées, avant les cartes des deux hémisphères. Le second volume annoncé n’a jamais paru. Notre planche des phases de la Lune vient de ce livre.

Hevelius, l’œil nu et le globe

Johannes Hevelius, né à Danzig (Gdańsk) en 1611 et mort dans la même ville en 1687, mesure les étoiles au quadrant et à l’alidade, sans lunette : il est le dernier grand astronome à travailler ainsi. Son catalogue compte 1 564 étoiles ; c’est son épouse, Elisabeth, qui le publie après sa mort.

Le Firmamentum Sobiescianum, daté de 1690 et imprimé à grands frais dans sa propre maison, en tire 56 feuilles. Le ciel y est vu de l’extérieur, comme sur un globe, d’où les figures inversées. Hevelius y ajoute sept constellations encore en usage, dont le Lynx, le Lézard, le Petit Lion et l’Écu, dessiné pour la victoire de Jean III Sobieski devant Vienne. Onze de nos douze signes viennent de lui.

Bode, l’exactitude et la figure

Johann Elert Bode, né à Hambourg en 1747, dirige l’observatoire de Berlin de 1786 à 1825 et meurt dans cette ville en 1826. Son Uranographia de 1801 tient en vingt grandes planches de cuivre.

L’atlas veut deux choses à la fois : placer étoiles et objets avec exactitude, et garder aux figures leur dessin. Sur ses cartes, les héros du mythe occupent encore toute la place. La Baleine de l’accueil, les Gémeaux et le couple Scorpion et Sagittaire en sont tirés.

Références des planches

Chaque gravure du site, avec son année, son auteur et le fichier numérisé.

AnnéeAuteurPlanche
1801Johann Elert BodeUranographia, Cetus
1661Andreas CellariusHarmonia Macrocosmica, Typus Selenographicus Lunae Phases
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Aries
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Taurus
1801Johann Elert BodeUranographia, Gemini
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Cancer
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Leo
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Virgo
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Libra
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Scorpius
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Sagittarius
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Capricornus
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Aquarius
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Pisces
1801Johann Elert BodeUranographia, Scorpius et Sagittarius
1690Johannes HeveliusFirmamentum Sobiescianum, Orion

Glyphes et caractères

Les symboles des signes et des planètes sont dessinés d’après la police Noto Sans Symbols. Les titres sont composés en Bodoni Moda, le texte en Jost. Ces trois polices sont sous licence SIL Open Font License 1.1 et servies depuis le site lui-même.

Tableau arrêté au 20 octobre 2026.