Signes et constellations, deux zodiaques
Le zodiaque des astrologues découpe la trajectoire apparente du Soleil en douze parts égales de 30 degrés, comptées à partir du point vernal, la position du Soleil à l’équinoxe de mars. Les constellations, elles, sont des groupes d’étoiles de tailles très inégales.
Il y a un peu plus de deux mille ans, les deux découpages coïncidaient à peu près. Depuis, l’axe de la Terre a pivoté lentement, comme une toupie qui ralentit. Ce mouvement, la précession des équinoxes, décale le point vernal d’environ un degré tous les 72 ans. L’astronome grec Hipparque l’a décrit le premier, au IIe siècle avant notre ère.
1930
L’Union astronomique internationale publie les frontières des 88 constellations, tracées par l’astronome belge Eugène Delporte à l’observatoire d’Uccle.
Avec ces frontières officielles, le Soleil traverse treize constellations au fil de l’année, dont Ophiuchus, le porteur de serpent, de la fin novembre à la mi-décembre. Les signes, eux, sont restés douze. Ce site garde les deux : le signe pour la tradition et le plaisir, la constellation pour ce que l’on voit vraiment.