Le taureau d’Europe
Zeus prit la forme d’un taureau blanc pour enlever Europe, une princesse phénicienne. C’est le récit le plus connu, mais pas le seul.
D’autres voient dans ces étoiles Io, que Zeus changea en génisse pour la cacher à Héra. Le mythographe Acousilaos, lui, y reconnaissait le taureau de Crète, l’un des travaux d’Héraclès.
Le taureau du ciel
Les tablettes MUL.APIN nomment la constellation GU4.AN.NA, « le taureau du ciel ». Le chercheur Michael Rappenglück pense même reconnaître le Taureau et les Pléiades sur une paroi de la salle des Taureaux, à Lascaux, peinte vers 15 000 avant notre ère. C’est une hypothèse, pas un fait établi.
La constellation réelle
Le Taureau abrite deux amas d’étoiles célèbres. Les Pléiades, les « sept sœurs », comptent environ 500 à 1 000 étoiles âgées d’à peu près 100 millions d’années. Les Hyades s’étendent sur environ 5 degrés et se voient en entier à l’œil nu ou aux jumelles.
Depuis Bruxelles, Aldébaran monte jusqu’à 56 degrés et passe au plus haut vers 22 h au début de janvier. En 2026, le Soleil s’est tenu devant le Taureau du 14 mai au 21 juin : au solstice de juin, il est aujourd’hui dans le Taureau, et non plus dans le Cancer.
Ses étoiles
Aldébaran
Magnitude 0,85, à environ 65 années-lumière. Une géante orange dont le nom arabe signifie « celle qui suit ».
Elnath
Magnitude 1,65, à environ 131 années-lumière. Elle marque une corne du taureau, à la frontière du Cocher ; son nom arabe évoque le coup de corne.
Les Pléiades
Leurs sept étoiles les plus visibles atteignent au moins la magnitude 6, d’où le surnom de « sept sœurs ».
La nébuleuse du Crabe
Le reste d’une supernova vue le 4 juillet 1054, qui atteignit la magnitude −4. La nébuleuse brille aujourd’hui vers la magnitude 8,4.
Dans l’art et l’histoire
Peu de figures du ciel ont une carrière aussi longue que celle du taureau.
- BabyloneLes tablettes MUL.APIN l’appellent GU4.AN.NA, « le taureau du ciel ».
- Égypte ptolémaïqueLe taureau figure sur le zodiaque de Dendérah, aujourd’hui au Louvre, sous sa forme gréco-romaine.
- Atlas savantsHevelius grave en 1690 un taureau à mi-corps, les cornes en avant, surgissant des nuages.